Plan d’affaires

Plan d’affaires

Le plan d’affaires ou plan de développement1,2 (business plan en anglais) formalise par écrit les projections d’évolution d’une entreprise.


Il découle du modèle d’entreprise 3. Un plan d’affaires est un document officiel contenant les objectifs d’affaires, les méthodes, la façon et les délais dont ces objectifs peuvent et doivent être atteints. Il décrit également la nature des affaires, comprend des informations de base sur l’organisation de l’entreprise, ses projections financières et les stratégies qu’elle entend mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Dans son ensemble, ce document sert de feuille de route qui assure la réalisation des orientations de ce plan d’affaires.
Un plan d’affaires est souvent nécessaire afin d’obtenir un prêt bancaire ou tout autre type de financement. La formulation d’un plan d’affaires se réalise généralement à l’étape d’étude de marché ou d’évaluation du projet lors de la création d’entreprise. Le plan d’affaires sert aussi lors de la mise en place de nouvelles activités mais, surtout, il permet de décrire de quelle manière l’entreprise opérationnalise la création et la captation de valeur.


Il permet d’approfondir un projet commercial tout au long de sa conception, de juger de sa faisabilité et de suivre la trajectoire réaliste de son évolution. C’est également l’outil privilégié sur lequel on peut s’appuyer pour réussir la recherche et la collecte de financement.
Le processus de formalisation, qui conduit l’entrepreneur à expliciter ses intentions, est ce qui assure la qualité et de la pertinence du plan d’affaires en tant que résultat de la réflexion. Contribuent directement à la crédibilité du plan présenté, la compréhension des activités, l’éclairage clair et exhaustif des stratégies possibles et la transparence des décisions et de leur motivation.


A contrario, les dérives constatées en matière de plan de développement ont été pointées au début des années 2000, à l’occasion des excès ayant conduit à l’éclatement de la « bulle internet ». À l’époque, les financeurs en capital risque – pensant disposer d’un avantage compétitif dans le financement de ce secteur d’activité, et n’imaginant pas en être absents – établissent ou avalisent des plans d’affaires irréalistes et acceptés sans précaution par le marché. Depuis l’effondrement de cette bulle spéculative, les décideurs, y compris financiers, scrutent désormais de manière plus critique les exposés et chiffres qui leur sont présentés.


Si des marges de manœuvre sont encore acceptées pour des jeunes pousses ou activités très innovatrices, la règle au début des années 2010 est de considérer que les plans de développement annoncés ne sont plus des « exercices de style », mais engagent leurs auteurs et doivent être réalisés. La sanction — en cas de non-réalisation injustifiée — peut consister à la dégradation des analyses et notations financières et la fuite partielle ou massive des investisseurs.